lundi 6 octobre 2008

Google est confiant dans ses ressources publicitaires
Le moteur de recherche américain mise sur le développement de la vidéo et le «search».
Le ralentissement des investissements publicitaires aux États-Unis n'inquiète pas Google. Le moteur de recherche américain se fie à une règle simple : les annonceurs vont là où l'audience se trouve ! Et comme Internet continue à gagner du terrain sur les autres médias, le poids lourd de l'Internet est confiant dans l'avenir.

«La vidéo en ligne intéresse de plus en plus de gens, les réseaux communautaires mobilisent près de 100 millions de personnes», énumère Nikesh Arora, le président de Google en Europe.

La pub en ligne préservée

Dans les mois à venir, les annonceurs devraient donc continuer à miser sur la publicité en ligne, prédit Nikesh Arora. Pourquoi une telle certitude ? «L'efficacité de la publicité sur le moteur de recherche est mesurable grâce au nombre de clics des internautes et les annonceurs peuvent facilement savoir si leurs dépenses en ligne leur ont rapporté l'audience qu'ils espéraient.»

Face à la crise financière qui s'est abattue sur le continent américain et gagne du terrain, les dirigeants de Google sont tranquilles : «La crise dont nous parlons n'est pas nouvelle. Cela fait douze mois qu'elle a frappé les États-Unis. Aujourd'hui, c'est une crise bancaire. On ne sait pas si l'Europe sera touchée. Ce qui compte finalement, ce sont les dépenses des consommateurs.» Mais selon le directeur des opérations de Google en Europe, «si les entreprises revoient leur stratégie marketing, la partie en ligne sera préservée parce qu'elle est mesurable».

L'exemple de British Gas

Par ailleurs, Google se félicite des résultats d'une étude selon laquelle les marques peu présentes sur Internet sont moins bien considérées par les consommateurs. Lors de cette enquête effectuée par Ipsos et Enquiro, Google a cherché à évaluer la notoriété des marques sur le moteur de recherche. Il en ressort un écart de plus de 30 % entre les marques présentes en tête des résultats «naturels» et des résultats commerciaux et celles qui n'y figurent pas. Ainsi les marques plébiscitées affichent un taux de notoriété de 77 % contre 46 % pour celles qui ne sont pas en tête des résultats sur le moteur de recherche.

Pour Nikesh Arora, Google a encore une très belle marge de progression pour les années à venir. «Nous sommes capables d'inventer des campagnes originales pour des entreprises dont l'activité n'a rien à voir avec Internet comme British Gas par exemple. Nous avons permis à leurs clients de visualiser sur Google Earth la quantité de gaz à effet de serre émise depuis leur logement.» Google mise aussi sur le dynamisme de «mouvements communautaires éphémères». «Les gens ont de plus en plus tendance à partager en réseaux des informations sur toutes sortes de sujets et lorsque ce sujet ne les intéresse plus, la communauté disparaît d'elle-même», explique Nikesh Arora. Il faut juste savoir la capter à temps pour en tirer profit commercialement.
Source : Valérie Collet, Le Figaro
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vendredi 3 octobre 2008

Microsoft vient bousculer Google dans la recherche en Europe
Issy-les-Moulineaux accueillera un des trois centres européens de R&D consacrés à la recherche sur Internet. Objectif : améliorer l'indexation des contenus et développer les nouveaux usages, dont la vidéo et le mobile.
Le P-DG de Microsoft est actuellement en tournée en Europe. Après une escale à Londres, Steve Ballmer était le 2 octobre à Paris. Il y rencontrait notamment Eric Besson, le secrétaire d'Etat à la Prospective, à l'Evaluation des politiques publiques et au Développement de l'économie numérique. Mais il était avant tout présent en France pour y faire une annonce en matière de recherche sur Internet.

Paris, et plus précisément les futurs locaux de Microsoft à Issy-les-Moulineaux, accueilleront au printemps 2009 un centre de recherche et développement consacré au moteur Live Search. Les investissements de l'éditeur américain se répartiront toutefois entre trois pôles d'excellence, dont celui d'Issy-les-Moulineaux fera partie. Les deux autres pôles seront implantés à Londres et à Munich.

Ils devraient à terme - d'ici à trois ans - accueillir plusieurs centaines de développeurs. Ces ingénieurs dédiés à la technologie Live Search s'ajouteront aux 13 000 employés de Microsoft déjà basés en Europe, parmi lesquels 2000 chercheurs et ingénieurs travaillant au sein de 40 centres de R&D (pour un investissement annuel de 600 millions de dollars).

La direction de ce nouveau centre technologique réparti sur trois villes sera confiée à Jordi Ribas, auparavant directeur de la stratégie dans la division Microsoft Windows Digital Media. Il aura en charge l'accélération de la capacité d'innovation de Microsoft en Europe autour de trois axes principaux.

"Travailler sur les aspects sémantiques et de compréhension des requêtes grâce à des ingénieurs maîtrisant les langues importantes en Europe, créer une nouvelle expérience utilisateur sur les usages forts localement comme la vidéo ou le mobile, et enfin travailler au référencement et à l'intégration des sources d'information et aux contenus pertinents en Europe. Pour bien référencer des vidéos, il est nécessaire de s'appuyer sur des équipes techniques échangeant avec les acteurs de la vidéo", détaille Olivier Marcheteau, directeur de la division Consumer & Online.

L'Europe affiche selon le porte-parole de Microsoft des différences significatives dans la façon de consommer la recherche et dans les usages des technologies de l'information. La pénétration de la vidéo et les usages mobiles y seraient ainsi plus développés qu'aux Etats-Unis.

Implanter en Europe des centres de R&D est ainsi présenté comme un moyen d'adresser les nouveaux usages, et bien entendu d'accroître sa part de marché. Une stratégie de conquête déjà entreprise grâce à de multiples rachats de spécialistes de la recherche en Europe, parmi lesquels Multi-map (localisation géographique), Ciao (comparateur de prix), ou encore Fast dans le domaine de la recherche en entreprise.

Microsoft rêve déjà de la nouvelle génération des technologies de recherche. La logique de cette seconde génération de moteur est d'orienter les internautes vers des pages dont l'ergonomie et les contenus sont spécifiques. Ce qu'Olivier Marcheteau, retenant l'analogie du médecin généraliste et du spécialiste, désigne par expérience verticale dans laquelle les résultats sont fonction de la typologie et de la catégorie de requête.

Face à un Google toujours dominateur, Microsoft reste néanmoins modeste, se présentant comme un challenger engagé dans une course de fonds. Quant aux élus français, ils se félicitent déjà du choix de la France. C'est notamment le cas du président du conseil général, Patrick Devedjian pour qui cette "arrivée va dans le sens que je souhaite impulser afin de faire des Hauts-de-Seine un Manhattan européen (...)."

Source : Christophe Auffray, Journal du Net
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mercredi 1 octobre 2008

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Internet - FAI et sites internet


Selon l'institut Médiamétrie, durant le premier trimestre 2008, la part des foyers français équipés d'Internet a dépassé, pour la première fois, la barre des 50%. Ils étaient moins d'un sur trois il y a trois ans. Au total, 13,5 millions de foyers français sont désormais connectés à Internet. Grâce à l'acquisition d'Alice (numéro 4 de l'Internet haut débit en France) par Iliad, sa maison mère, Free va retrouver la seconde position sur le marché de l'Internet haut débit. Cette place lui avait été ravie par Neuf Cegetel en 2007 suite au rachat de Club Internet. Grâce aux 940000 abonnés de la filiale française de Telecom Italia, la part de marché de Free augmente considérablement, passant de 19,6% à 25,7%. Cette part reste encore bien inférieure à celle du leader Orange (avec 49,3%) mais est supérieure à celle de Neuf Cegetel (21,6%), détenue à 68% par SFR (groupe Vivendi). Cette opération a un caractère stratégique pour Iliad, au moment où la société travaille sur le déploiement de la fibre optique et sur l'obtention de la quatrième licence de téléphonie mobile haut débit (UMTS). Iliad se trouve désormais en meilleure posture pour faire entendre sa voix notamment concernant la fibre optique qui doit apporter dans les foyers le très haut débit pour Internet et la télévision à haute définition.

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