mercredi 15 septembre 2010

Vente de mots-clefs : la grogne monte contre Google

Depuis ce matin, Google autorise l'achat aux enchères de marques protégées comme mots-clefs. Un changement de politique qui suscite une fronde de la part des entreprises, qui craignent la contrefaçon ou le détournement de flux commerciaux.

Les représentants des grandes marques françaises sont mécontents et le font savoir. Depuis ce matin, Google autorise en effet l'acquisition aux enchères de marques protégées sur son service phare Adwords : il est désormais possible, en achetant une marque concurrente comme mot-clef, d'apparaître en tête des liens sponsorisés après une recherche sur le nom de ce concurrent. Annoncé le 4 août dernier, ce changement de politique suscite depuis quelques jours des réactions virulentes. Après le communiqué de d'Union des annonceurs (UDA) (« Les Echos » du 10 septembre), la presse est-elle aussi montée au créneau en fin de semaine dernière.

Marques dévalorisées ?

Le SPQN (Syndicat de la presse quotidienne nationale) a publié un communiqué, tandis que Pascale Marie, directrice du SPM (Syndicat de la presse magazine), faisait part aux « Echos » de son inquiétude. « Les marques de presse sont particulièrement exposées, car ce sont des marques fortes. En outre, elles constituent le principal actif des éditeurs », souligne-t-elle. Nicolas Bordas, le président de l'AACC (Association des agences-conseils en communication), n'hésitait pas, lui, à parler d'un risque de « prise en otage des marques » dans « Le Figaro ». « Cette politique n'est souhaitable ni pour l'économie ni pour les consommateurs, qui risquent d'être trompés par manque de transparence », souligne-t-il aux « Echos ».
Concrètement, les entreprises s'alarment de voir leur marque dévalorisée par des pratiques illégales ou déloyales. « Cette politique favorise deux types de dérives possibles : la contrefaçon et le détournement de flux commerciaux », indique Gérard Noël, vice-PDG de l'UDA. « Les annonceurs du luxe, de l'automobile, ou de la pharmacie sont particulièrement inquiets. » les éditeurs de presse quotidienne redoutent aussi de voir parasiter leurs contenus. « On ne peut pas galvauder l'information, qui coûte cher à produire », souligne Denis Bouchez, directeur du SPQN. Tous craignent enfin de devoir débourser des sommes importantes pour défendre leur marque, en achetant eux-mêmes les mots-clefs correspondants. « C'est ce que l'on observe dans les pays où cette politique est en vigueur », affirme Gérard Noël.

Google, qui ne minimise pas les changements impliqués, répond que les annonceurs ont été prévenus il y a six semaines et que, depuis, le dialogue a été permanent entre ses équipes et les clients. « Il est rare que l'on observe ces délais chez Google, explique une porte-parole du groupe en France. Si on l'a fait, c'est que nous souhaitions expliquer en détail notre nouvelle politique. Aujourd'hui, tout le monde dispose du même niveau d'information. Et nous restons évidemment à la disposition des annonceurs pour leur expliquer tous les enjeux. »…..

Source : Les Echos

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lundi 6 septembre 2010

Google restera le moteur d'AOL jusqu'en 2015



Un nouvel accord reconduit Google pour cinq ans comme moteur d'AOL. Ce partenariat renégocié devrait permettre à AOL d'accroître ses revenus, mais aussi sa dépendance au premier moteur de recherche du marché.



C'est reparti pour cinq ans. Google et AOL ont renouvelé leur partenariat autour de la recherche en ligne jusqu'en 2015, faisant de Google le moteur de recherche d'AOL, ont annoncé les deux sociétés. La plate-forme de liens sponsorisés de Google, AdWords, restera également celle d'AOL. Le précédent accord expire en décembre prochain.



En plus d'être renouvelé, ce partenariat voit son champ d'application étendu. Google fournira également sa technologie de recherche à AOL sur ses sites et applications mobile. Les vidéos de la spin-off de Time Warner seront par ailleurs hébergées sur Youtube, le portail vidéo de Google. AOL percevra une partie des recettes publicitaires générées par l'affichage de ses vidéos sur le site de partage.



Selon une source proche du dossier citée par le "Wall Street Journal", AOL aurait obtenu de meilleures conditions financières, concernant vraisemblablement la part de revenus publicitaires que lui reverse Google sur son activité de recherche. Le PDG d'AOL, Tim Armstrong, lui-même ancien cadre de Google, a dirigé les négociations.



Pour AOL, ce nouveau partenariat pourrait représenter un appel d'air financier, alors que le groupe en pleine restructuration a publié une perte nette de 1,05 milliard de dollars au deuxième trimestre. Sur la même période, les revenus tirés du search représentaient 36 % du chiffre d'affaires publicitaire d'AOL et 18 % de son chiffre d'affaires global. Cet accord devrait par conséquent renforcer la dépendance d'AOL à Google……

Source : Le journal du net

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