mercredi 6 décembre 2006

Yahoo ! fait sa révolution
Le groupe va réorganiser de fond en comble son fonctionnement et sa direction. Objectif : répondre aux accusations de suivisme et de bureaucratie et tenter de refaire son retard sur son concurrent Google.

Coup de balai chez Yahoo ! Le groupe Internet a décidé de réagir à la vague de critique et de mauvaises nouvelles qui l’assaillent de toutes parts, en lançant sa plus vaste réorganisation interne depuis cinq ans.

Comme l'a expliqué son PDG, Thierry Semel mardi soir, le groupe va se redéployer autour de trois pôles : les outils (moteur de recherche, communauté…), la publicité, et le développement technologique. Cette réorganisation prendra effet le 1er mars 2007.

La directrice financière, Susan Decker, sera chargée de reprendre en main le pôle publicité, le nerf de la guerre des moteurs de recherche. Selon d’autres rumeurs, elle pourrait même remplacer l'actuel PDG Semel. Deux hauts dirigeants partent : le directeur des opérations, Dan Roseinweig, qui quittera le groupe au printemps 2007 et Lloyd Braun, un ancien directeur de la télévision américaine ABC, engagé par Yahoo ! pour superviser sa filiale de création de contenus en ligne. Deux personnes devraient être recrutées à l’extérieur pour intégrer le top management. En revanche, aucune suppression d’emploi massive ne semble envisagée.

«Stratégie du beurre de cacahuète»
Objectif de cette vaste réorganisation : «accélérer la prise de décision» et l’innovation.

Elle vient directement répondre aux critiques contenues dans mémo interne récemment diffusé dans la presse. L’un des cadres dirigeants du groupe, Brad Garlinghouse, y fustigeait la «stratégie du beurre de cacahuète», qui consistait selon lui à étaler largement et insuffisamment les ressources, sans se concentrer sur un domaine particulier. Il critiquait également la bureaucratisation du groupe.

Résultat de cette mauvaise gestion, Google taille des croupières à Yahoo ! sur le marché publicitaire. Le géant du web devrait largement devancer son rival avec 4 milliards de dollars de recettes publicitaires en 2006, contre 2,9 milliards pour Yahoo ! Selon un analyste financier, «Yahoo a été victime de son succès et n'a pas vu que le monde avait changé », se laissant porter par la croissance du web sans faire l’effort d’innover.
Source : Le Figaro referencement.com
Avec AB Groupe, TF1 assure ses arrières sur la télévision numérique
L'entrée de la première chaîne au capital du groupe de Claude Berda marque son renforcement sur les thématiques.

IL NE POUVAIT pas laisser filer l'affaire. En prenant hier une participation de 33,5 % dans AB Groupe - l'entreprise de droits audiovisuels et de chaînes de télévision dirigée par Claude Berda -, TF1 prend une option sur l'avenir. Plutôt que de prendre le risque de laisser ces actifs tomber dans les mains d'éventuels concurrents comme M6 ou de fonds d'investissement, le groupe de télévision privée a mis sur la table 230 millions d'euros.

TF1, dont la présence au sein d'AB se limitera à un tiers du conseil d'administration, n'interviendra pas pour l'instant dans les affaires quotidiennes de l'entreprise. « Je reste président de mon groupe, affirme haut et fort Claude Berda. L'état-major d'AB reste inchangé et TF1 n'a aucun droit de préemption. Ce qui signifie que nul ne peut m'obliger à vendre à aucun moment que ce soit. » Une déclaration faite pour rassurer notamment les pouvoirs publics, à commencer par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), mais aussi la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) qui s'intéresseront au dossier afin de contrôler si les règles anticoncentration propres à la télévision sont respectées.

En attendant, TF1 donne un signe fort au marché sur sa volonté de se développer sur le numérique. Grâce à cette opération financière, le groupe présidé par Patrick Le Lay renforce sa présence sur la TNT via les chaînes NT1 en gratuit et AB1 en payant. Mais ce n'est sans doute pas le seul intérêt de l'opération. TF1 a déjà laissé filtrer sa volonté de construire une offre de chaînes gratuites par satellite. Et nul doute que l'apport de la dizaine de chaînes thématiques de Claude Berda est stratégique de ce point de vue.

Relais de croissance
Enfin, alors que la part d'audience de TF1 s'érode peu à peu, l'arrivée de nouvelles chaînes dans son orbite devrait aussi offrir un relais de croissance publicitaire non négligeable. Même si, à ce stade, le contrat avec la régie Lagardère Active Publicité, qui gère notamment RTL 9, n'est pas menacé.

Les nouveaux partenaires vont devoir passer par l'épreuve du droit. Il est, en effet, interdit à un même opérateur de contrôler majoritairement plusieurs chaînes hertziennes. De même, au titre de la fusion entre Canal + et TPS, le nouvel ensemble doit garantir une proportion de chaînes indépendantes, c'est-à-dire non affiliées majoritairement à un actionnaire du nouvel ensemble. L'expertise des organismes de régulation portera avant tout sur l'effectivité du cocontrôle de TF1 sur le groupe AB et sur la modification substantielle ou non de l'actionnariat des chaînes contenues dans sa société. D'ici à quarante-huit heures, le dossier sera sur le bureau du CSA et devrait être piloté par la sage Élisabeth Fleury-Hurard.

Lors du rachat de TMC par les groupes TF1 et AB, la DGCCRF avait obligé la chaîne à créer sa propre régie commerciale afin d'échapper au contrôle absolu de TF1, qui détient déjà une part de marché publicitaire de plus de 50 % dans l'Hexagone.
Source : Le Figaro - Paule Gonzales
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Marché publicitaire : Internet vole la vedette aux autres médias

Selon ZenithOptimedia, le marché d'Internet va progresser sept fois plus vite que celui des grands médias.

ZENITHOPTIMEDIA campe sur son optimisme. « Le marché publicitaire mondial conserve un taux de croissance supérieur à 5 % » jusqu'en 2009, et il enregistrera un pic de 5,8 % de progression entre 2007 et 2008, prévoit la filiale de conseil et achat médias de Publicis, qui réactualise ses perspectives tous les trimestres. En 2006, les investissements publicitaires auront atteint 424 milliards de dollars (voir tableau).

Sans surprise, l'Asie-Pacifique, l'Europe de l'Est et le Moyen-Orient « vont tirer cette croissance », indique Sébastien Danet, vice-président de ZenithOptimedia, tandis que la vieille Europe et l'Amérique du Sud seront « au-dessous de la moyenne ». En outre, c'est encore et toujours Internet qui tient le haut du pavé avec un rythme de développement spectaculaire.

Les regards sont donc rivés sur le Web : l'année prochaine, les investissements publicitaires mondiaux vont y « progresser 7 fois plus vite que dans le marché de la publicité traditionnelle ». Ces dépenses représenteront 10 % du marché total. En 2009, au niveau international, ce média pèsera plus lourd que l'affichage et la radio.

Année de mutation en France
Face à ce phénomène, ZenithOptimedia estime que, parmi les médias traditionnels, c'est « le couple TV-radio qui sera le plus affecté en parts de marché par la fragmentation des canaux et des récepteurs issus des nouvelles technologies ». La presse, elle, devrait se maintenir, « malgré une pression sur les diffusions affectées par la dualité des systèmes payants et gratuits ». En revanche, l'affichage et le cinéma ont une vraie carte à jouer. Le premier pour sa capacité à « toucher les cibles urbaines et mobiles », le second pour sa propension à faire vivre des contenus.

Quant à l'année 2007, elle s'annonce « atypique ». Peu de grands événements, comme les Jeux olympiques, sont susceptibles de dynamiser le marché mondial. En France, c'est une année de mutation. Des « déséquilibres brutaux » sont à attendre au détriment de l'affichage, de la presse quotidienne régionale et de la radio, eu égard à l'arrivée des annonceurs de la distribution sur les chaînes de télévision hertzienne. Un facteur qui ne fait qu'accroître l'engouement des plans médias mixant le petit écran et l'Internet.

source : Le figaro

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Les internautes revendent de plus en plus leurs cadeaux de Noël
Les Français qui surfent sur la Toile osent briser des tabous. Ils offrent les présents qui ne leur plaisent pas.

NOËL n'est plus ce qu'il était. Qui aurait soupçonné que près d'un tiers des internautes français seraient prêts à revendre leurs cadeaux de Noël sur eBay dès le lendemain des fêtes ? C'est l'une des surprises de l'étude réalisée par TNS Sofres pour la filiale française du site d'enchères américain.

Alors qu'en 2005 seuls 15 % des internautes se disaient prêts à échanger ou à revendre leurs cadeaux parce qu'ils les avaient reçus en double ou qu'ils ne les aimaient pas, ils sont maintenant 27 % à envisager cette possibilité. 15 % d'entre eux admettent même qu'ils l'ont déjà fait par le passé, alors qu'ils étaient deux fois moins nombreux l'année précédente. Selon l'étude TNS Sofres, qui porte sur les « dessous du sapin », quatre internautes sur dix reconnaissent qu'il leur arrive d'acheter volontairement des présents qui ne leur plaisent pas ou qui leur coûteront un minimum d'argent. Toutefois, l'institution est encore debout : la majorité des internautes (71 %) considère qu'offrir des cadeaux est un plaisir. Pour une personne sur deux, c'est une tradition, mais pour 9 % une obligation et une contrainte sociale. Cette proportion grimpe même à 12,9 % chez les 35-49 ans. Enfin, 7 % des internautes pensent qu'offrir des cadeaux de Noël est une obligation imposée par la famille et l'entourage.

Selon l'étude, les internautes offrent un cadeau à huit personnes en moyenne : 48 % d'entre eux le destinent à un nombre de proches allant de 6 à 10 personnes et 25 % à 4 ou 5 personnes. Lorsqu'on leur demande à qui ils n'offrent jamais de cadeau pour Noël, les internautes avouent qu'ils ignorent leurs amis (44 % d'entre eux), leur belle-famille (30 %), leurs frères et soeurs (25 %). Par ailleurs, un quart des plus de 50 ans ne font jamais de cadeau à leurs propres enfants. Lorsqu'ils font un présent, les internautes dépensent le moins possible pour leurs frères et soeurs (19 %), leurs amis (18 %) ou leur belle-famille (18 %).

Entre 30 et 49 euros par cadeau
Mais les commerçants peuvent se rassurer, le budget consacré aux cadeaux de Noël est loin d'être négligeable : 37 % des utilisateurs du Web dépensent entre 30 et 49 euros pour chaque cadeau, et 28 % entre 20 et 29 euros. Un montant moyen qu'il faut multiplier par le nombre de destinataires. Ainsi, au total, 48 % des internautes déclarent qu'ils vont dépenser plus de 250 euros pour garnir le pied du sapin, tandis que 19 % se fixent une fourchette de 200 à 249 euros.

Lorsqu'ils optent pour des achats en ligne, les internautes privilégient d'abord les sites des magasins offrant la possibilité d'acheter sur Internet (69 %), puis les moteurs de recherche (66 %). Arrivent ensuite les sites marchands n'ayant pas de magasin (53 %), puis les sites marchands comme les comparateurs de prix (44 %). Quant à eBay, il n'arrive qu'en cinquième position (24 %). Le site d'enchères est avant tout considéré comme le lieu où trouver des objets de collection, rares ou insolites. Cette enquête qui écorne le mythe de Noël montre aussi que le géant du e-commerce n'est pas encore le magasin de Noël préféré des internautes dans l'Hexagone.
source : Le Figaro - Valérie Collet


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