lundi 28 avril 2008

Les gros sites e-commerce toujours plus dépendants du search

La proportion de visites sur des site e-commerce ou de petites annonces aux Etats-Unis venant de moteurs de recherche n'a pas augmenté en 2007 (25 %), selon Hitwise. En revanche, cette proportion augmente chez les 500 plus gros marchands en ligne, comptabilisés par Internet Retailer. 37 % du trafic des pure players vient des moteurs et comparateurs de prix, contre 35 % en 2006. La proportion est de 32 % chez les VPCistes (30 % en 2006), de 31 % chez les fabricants de produits grand public (27 % en 2006), et de 30 % chez les chaînes de magasins (28 % en 2006). Au total, 13 % des grands e-marchands ont généré plus de la moitié de leur trafic par ce biais en 2007, contre 10 % l'année précédente.

Source : Le Journal du Net
referencement.com

lundi 14 avril 2008

recherche universelle chez Google

Google va évoluer. Dans le futur, il va de plus en plus prendre en compte un environnement encore plus complet pour mieux classer son index et ses réponses à vos requêtes de recherche sur mots clefs (des SERP dit on dans le jargon pour Search Engines Results Pages)

Google analyse en détail les backlinks ( les liens de sites vers le votre). Il va y ajouter les photos et tout ce qui environne les photos , tout ce qui touche au rich media.

Illustrons par l'exemple :

Contexte : nous allons prendre le secteur en plein essor des demandes de devis de cuisine, salle de bains et autres travaux pour les maisons et appartements de tout un chacun. Ce secteur est en plein essor. Les artisans ne peuvent avoir de sites internet performants faute de budgets et faute de savoir le référencer et faute de compréhension et de temps aussi. Bref, cela se corse pour eux. Donc passer par un moteur de devis peut les aider et les particuliers eux ont ainsi accès à plusieurs devis de travaux sans se déplacer réellement. Mise en contact, établissement d'une relation initiale etc. Tout le monde y gagne.

Ce site dispose d'éléments graphiques découpés en de multiples fichiers images plutôt que un seul visuel. Cela a plusieurs avantages :
  • des balises ALT pour y déposer textes et mots clefs - cela aide le référenceur à augmenter la densité des mots clefs et le volume de texte
  • plus il y a de visuels différents, mieux cela sera pour le positionnement dans l'index Google dédié aux images.
  • l'ajout de vidéo et autres éléments riches en informations sera un plus pour être positionné dans l'index Google dédié aux différents media autres que le texte
Pour Google, des fichiers images et vidéo ayant des mots clefs contextuels au contenu de la page, des balises ALT cohérentes vont dans le sens de "Universal Search" Vous tapez une expression clef, il vous renvoie non seulement des pages de sites mais aussi un début de liste de vidéo, de photos de cartes (map locator)
Plus il détecte une richesse de mots clefs sur différents noms de fichiers supports et sur leurs balises ALT, mieux il positionnera la page dans l'index.

Plus vous avez des images pertinentes dans votre page, plus il y a de chances soit l'image, soit le texte, soit même les 2 sortent en bonne position dans une recherche sur Google. Désormais, il n'y a pas que le texte a référencer. Le trafic naturel issu d'images commence à peser quelques % et demain, quand Google inclura d'office des résultats de recherche d'image à une requête, vous aurez ainsi plus de chance de capter du trafic ciblé et qualifié sur votre site Internet.

dans notre exemple, notre site avec plusieurs images avec chacune une balise ALT aura un peu plus de facilité pour se faire référencer sur ses mots clefs qu'un site avec juste un visuel.

Nous n'en sommes qu'au début.

vendredi 28 mars 2008

Sorrell : «Nos concurrents ? Google, Microsoft et Yahoo!»

Le président du groupe britannique WPP, numéro deux mondial du secteur, met le cap sur les marchés à forte croissance. Entretien avec Martin Sorrell.
LE FIGARO. Fin février, vous estimiez qu'il n'y aurait pas de récession aux États-Unis. Faut-il revoir vos prévisions ?
Martin SORRELL. Nous avons prévu que notre activité progresserait d'environ 6 % en 2008. Nous n'avons pas perçu de changement à ce jour. Les Jeux olympiques de Pékin, l'Euro de football et les élections américaines stimuleront le marché cette année. La Bourse étant en avance sur le monde réel, le ralentissement ne se ressentira qu'en 2009. De même, la Chine ne pourra pas progresser indéfiniment au rythme actuel. La reprise viendra en 2010 avec les élections intermédiaires aux États-Unis, le Mondial en Afrique du Sud et les Jeux d'hiver à Vancouver.

Quel développement connaîtra la Chine après les Jeux ?
Les Jeux olympiques de Pékin concluent vingt ans de croissance en Chine. Nous ­avions prévu le changement sans précédent que déclencherait l'ouverture de ce marché, mais pas la vitesse avec laquelle il s'est produit. Depuis trois ou quatre ans, notre activité progresse entre 25 et 30 % par an. Nous sommes déjà trois fois plus gros que nos concurrents et comptons 9 000 collaborateurs en Chine. Le ralentissement de la croissance nous permettra d'investir.

Quel est le potentiel sur les autres marchés émergents ?
Depuis dix ans, WPP poursuit trois objectifs : réaliser deux tiers du chiffre d'affaires dans la communication non traditionnelle, la moitié dans les études et un tiers sur les marchés émergents. Aujourd'hui, nous sommes leader sur les quatre marchés clés Brésil, Russie, Inde et Chine , ainsi que dans dix des onze marchés susceptibles de connaître une croissance comparable, identifiés par Goldman Sachs comme les «next eleven» .

Le téléphone portable est le premier moyen d'accéder à Internet dans ces pays, mais le marketing mobile est balbutiant. Comment combler ce retard ?
Le constat est juste. C'est donc un mystère, pour moi, que les opérateurs de téléphonie mobile ne soient pas plus prompts à développer des services publicitaires ou de recherche. D'autres s'y placeront, dont Google. L'Internet mobile est un sujet complexe mais une vraie opportunité. La régie interactive 24/7 Real Media, rachetée en 2007 par WPP, est très impliquée sur le sujet, ainsi que nos spécialistes du mobile Jumptap (search), Iconmobile (publicité) et M:Metrics (mesure d'audience).

Quel est l'avenir des marchés arrivés à maturité ?
En Europe, certains marchés comme l'Espagne et l'Italie sont très dynamiques. La France a plutôt bien réussi cette année, le bénéfice est satisfaisant et les marges sont légèrement supérieures à la moyenne du groupe. Mais la croissance viendra de marchés à fort développement comme la Chine, l'Inde et le numérique. Nous concentrons nos efforts sur ces secteurs. Sur les marchés matures, nous basculons donc vers le numérique.

D'où viendra alors votre concurrence, d'un Digitas ou d'un Google ?
La difficulté de Digitas, racheté par Publicis Groupe, est de réussir à s'intégrer avec une agence médias comme Starcom et pour cette dernière de s'adapter à la technologie. Pour nous, la concurrence vient moins de Digitas que de Google, Microsoft et Yahoo!. WPP est le premier client de Google, qui est désormais un concurrent à travers sa régie interactive DoubleClick. De même, Microsoft est notre septième plus gros client mais aussi un concurrent via aQuantive. Le média est aujourd'hui au moins aussi important que le message. Ce changement exige une nouvelle forme de créativité et nous devons recruter des profils différents. Il aurait fallu fusionner la création et l'activité médias dans les agences dès les années 1990, c'est aujourd'hui trop tard. Seul Aegis l'a fait et semble bien parti pour être repris par Bolloré.

Le volume infini de sites sur Internet dévalorise-t-il le média ?
Tous les modèles du Web 2.0 dépendent de la publicité. Or, il n'y a pas suffisamment d'annonceurs pour tous. Il y aura donc un tassement. Des entreprises puissantes comme Google, Microsoft, Flickr, MySpace, Facebook se consolideront. Autour, vous retrouverez une volatilité comparable au marché de la presse magazine. Dans la communication hyperciblée, la valeur réside dans l'analyse et la mesure des résultats. À nous de répondre à cette demande.

Êtes-vous toujours intéressés par Synovate, la filiale études du groupe Aegis ?
Les études représenteront la moitié de notre activité d'ici cinq à dix ans. Nous avons été intéressés par Synovate et fait deux offres il y a deux ans avec le fonds Hellman & Friedman, puis une seconde plus élevée avec ce fonds ainsi que Vincent Bolloré. Synovate a présenté de bons résultats la semaine dernière mais sans améliorer sa marge, contrairement aux autres acteurs du marché. Nous souhaitons augmenter notre activité études avec de petites ou moyennes acquisitions, Synovate est l'une des opportunités. Dans trois ans, le marché des études se sera consolidé.

Céderez-vous vos 29,43 % du groupe de marketing interactif FullSix qui considère WPP comme «un actionnaire hostile» ?
La société a eu des résultats désastreux avec 13 millions de livres de pertes, 21 millions de livres de dettes et des engagements bancaires rompus. Il y a une assemblée générale le 15 avril, et nous verrons ce que la direction proposera pour se sortir de ce pétrin. FullSix ne représente qu'une part infime de notre activité.

Source : Le Figaro
referencement.com

lundi 17 mars 2008


César Henao (Referencement.com) : "Nous privilégions un contenu par domaine et par langue"
Comment rendre son site visible à l'international ? César Henao, directeur général associé, a dévoilé quelques astuces d'optimisation.

Faire des campagnes de branding à l'international avec le référencement naturel : est-ce possible ?
Oui, c'est un moyen rapide et efficace car le positionnement avec la marque ou le nom d'une société permet un déploiement et une bonne visibilité

Faut-il un hébergement unique ou pays par pays ?
Aujourd'hui, il y deux écoles : d'un côté les adeptes d'une plateforme unique avec des sous domaines pour servir une information multi-langue, qui à nos yeux représente une forte économie d'échelle et une facilité pour la gestion des contenus ; de l'autre côté un déploiement pays par pays avec un hébergement geolocalisé qui favorise la prise en compte par les moteurs locaux.

Nous privilégions en fonction bien entendu d'une architecture données la deuxième car elle répond mieux au principe de geo-localisation des moteurs de recherche.

Est-il préférable d'acheter un nom de domaine pour chaque pays ?
Pour nous oui. Même si cela implique plus de travail à long terme, cet effort donnera au contenu une dimension plus pérenne.

La détection automatisée de la langue est-elle bien prise en compte par les moteurs ?
Les moteurs de recherche n'ont pas un module de détection de langue. Ils utilisent la langue du site définie par défaut. C'est pour cette raison que nous privilégions un contenu par domaine et par langue.

Dans quels pays est-il plus difficile de se positionner : aux Etats-Unis, en Chine, en France ?
La taille des index des moteurs de recherche aux Etats-Unis est considérable. Cela rend le positionnement dans les premières réponses plus complexes. Mais il faut dire également que les problématiques liées à la structure sémantique par idéogrammes en Chinois représentent un facteur de difficulté supplémentaire pour les moteurs occidentaux.

En Chine, par exemple, il faut bien distinguer entre les caractères chinois simplifiés (Chine populaire) et les caractères traditionnels utilisés à Hong-Kong et Taiwan. Car les moteurs de recherche font aussi une distinction entre les caractères simplifiés et traditionnels.

A part Baidu, quels moteurs sont leaders en Asie ?
Baidu représente 70 % du marché local, et c'est le 3ème moteur mondial. En voici d'autres: Sohu, Yahoo Chine, Sogou, Net Ease, Google China, Sina, 3721, 123 India, Ask Japon.

Concernant le référencement au Japon, il existe à priori trois extensions locales ( .jp / .co.jp / .ne.jp) pour le choix d'un nom de domaine. Laquelle choisir pour optimiser son référencement ?
La politique de localisation des sites au Japon vient de changer, désormais il est possible pour un site qui n'est hébergé au Japon d'obtenir l'extension .jp, c'est le plus simple.

Google a-t-il les mêmes règles d'indexation qu'en France dans les autres pays du monde ?
Oui, sauf pour des pays comme la Chine ou le gouvernement impose une règle particulière.

Quels sont, dans les grandes lignes, les critères de positionnement sur Baidu (3e moteur mondial aujourd'hui) ?
La pertinence des contenus, la geolocalisation, le rafraîchissement de l'information.

Combien de mots clé faut-il prévoir par pays environ dans sa liste ?
Depuis le début de nos activités, nous avons étudié le seuil optimal d'une matrice de requête par mots clés qui se situe autour de 30 mots clés en moyenne.

Comment arrivez-vous à suivre les algorithmes des outils de recherche à travers le monde ?
Nous avons lancé dès le début de nos activités deux programmes majeurs de veuille technologique, Find Observer et Find Archipel qui recensent les évolutions des algorithmes des moteurs et leur impact sur le mode d'indexation des sites.

Combien de temps prend le référencement d'un site à l'international ? En moyenne ?
En deux temps :
1/ La phase de préparation, elle conditionne la prise en compte rapide des moteurs
2/ L'indexation par le moteurs, très rapide si les pré requis ont été respecté, à savoir l'accessibilité.
En tout un processus de quelques semaines.

Comment éviter le duplicate content lorsque l'on dispose d'un site pour le marché belge (en français), un site pour le marché français et un pour le marché francophone au Canada ?
Vous devez concevoir une colonne vertébrale pour votre information (par exemple : ne pas dupliquer la page conditions générales de ventes), ensuite ajouter des mots clés et expressions spécifiques à chaque marché pour moduler l'information de votre site.

Avez-vous beaucoup de demandes de référencement à l'international de la part des PME ? Sont-elles concernées par cette pratique ?
Oui, de plus en plus les sociétés cherchent à s'exporter en poursuivant une politique de recherche d'opportunités sur de nouveaux marchés. Le référencement naturel et les techniques du Search Marketing sont des disciplines particulièrement bien adaptées aux PME car elle représentent par rapport à d'autres disciplines, comme la publicité off line, un ticket d'entrée sur un nouveau marché plus abordable et un meilleur retour sur investissement.

Je vous remercie de votre attention et vous invite à suivre notre actualité concernant nos nouvelles techniques de référencement sur les quatre nouveaux formats utilisés actuellement par les moteurs: vidéo, image, map et actualités.

Source : Emmeline RATIER, Le Journal du Net
referencement.com

jeudi 6 mars 2008

France Télécom rachète le portail Cityvox
L'opérateur télécoms met la main sur le site français d'informations sur les sorties et spectacles des grandes villes. Une opération qui traduit les ambitions d'Orange dans les métiers d'audience et vient s'ajouter à la vague de consolidation en cours dans le secteur Internet français.
France Télécom investit tous azimuts dans les contenus. L'opérateur historique de télécoms vient d'annoncer le rachat de 100% de la société Cityvox, portail d'informations sur les sorties et les spectacles sur Internet, pour un montant non divulgué. Cette opération "s'inscrit dans la stratégie d'Orange de développer ses services Internet et l'audience de ses portails et vient consolider sa position actuelle en France de troisième audience et première régie publicitaire sur le Web", fait valoir l'opérateur. Les deux sociétés travaillaient déjà étroitement ensemble: Cityvox avait confié à Orange Publicité la commercialisation de ses espaces publicitaires depuis 2002 tout en s'occupant du contenu de la rubrique "en ville" du site orange.fr.

Après l'acquisition d'Auféminin par l'éditeur allemand Axel Springer, pour 284 millions d'euros l'été dernier, puis celle de Doctissimo par Lagardère pour 138 millions d'euros le mois dernier, ce rachat s'inscrit dans la vague de consolidation des sites Internet français. Plus petit que ces deux mastodontes du Web, Cityvox revendique, avec son site et ses déclinaisons "cinefil.fr", "concerts.fr" et "spectacles.fr", plus de 2,2 millions de visiteurs uniques chaque mois. Son chiffre d'affaires à l'issue de l'exercice clos au 30 juin 2007 s'est élevé à 3,3 millions d'euros et devrait atteindre 5 millions d'euros cette année. Fondée en 1999 par Bertrand Bigay et Michel Athenour, la société emploie 60 personnes à temps plein dont 40 à son siège de Marseille et affirme avoir mis en place en quelques années "un modèle économique rentable", quasi exclusivement fondé sur la publicité. Le site, qui se nourrit aussi des commentaires de 350.000 contributeurs réguliers, couvre 260 villes en France et 300 en Europe.

Orange peut désormais se targuer d'une audience de plus de 58 millions de visiteurs uniques dans le monde et 17 millions en France, soit légèrement plus que Lagardère Publicité (16 millions après le rachat de Doctissimo). L'opérateur de téléphonie mobile et d'Internet compte développer "de nouveaux services de proximité notamment en mobilité" et des revenus publicitaires locaux, tout en étendant à l'international le modèle de Cityvox dans les pays où Orange est présent.

Source : La Tribune - Delphine Cuny
referencement.com
Yahoo! discuterait avec Time Warner pour contrer Microsoft
Selon le Wall Street Journal, le portail internet, qui a rejeté l'OPA hostile de Microsoft à 44,6 milliards de dollars, aurait intensifié ses pourparlers avec le géant des médias en vue de fusionner avec sa filiale internet AOL.
Yahoo! fourbit ses armes. Le portail internet, qui a reçu le 1er février une offre hostile de Microsoft de 44,6 milliards de dollars, rejetée par son conseil d'administration, aurait intensifié ses discussions avec le géant des médias Time Warner en vue de constituer une alternative stratégique. Selon le Wall Street Journal, Yahooo! aurait demandé à Time Warner de formuler une offre concrète qu'il puisse soumettre à ses administrateurs. Le scénario envisagé serait une absorption d'AOL, le fournisseur d'accès à internet de Time Warner par Yahoo! à l'issue de laquelle la maison-mère des studios Warner, des chaînes CNN et HBO et de l'éditeur des magazines Time et Fortune, prendrait une participation minoritaire dans l'entité combinée. La fusion pourrait générer 1 milliard de dollars d'économies annuelles selon les sources proches du dossier citées par la Bible de Wall Street.

Les discussions auraient lieu au plus haut niveau entre le patron de Yahoo!, Jerry Yang, le cofondateur du portail, revenu aux commandes l'été dernier, et Jeffrey Bewkes, qui a pris les rênes de Time Warner en janvier denier. L'idée serait de créer un groupe puissant dans la publicité sur internet. Il ne serait pas question d'externaliser la publicité de Yahoo! liée aux requêtes au profit de Google, comme l'a fait jusqu'à présent AOL. Google est d'ailleurs actionnaire à 5% d'AOL, une participation acquise en 2005 pour 1 milliard de dollars, en échange de cet accord publicitaire. En parallèle, Yahoo! poursuivrait ses discussions avec NewsCorp, l'empire de Rupert Murdoch, qui envisagerait de lui vendre son site de communauté Myspace et quelques autres sites internet moyennant une participation minoritaire dans Yahoo!.

De son côté, Microsoft se préparerait à proposer la nomination d'administrateurs acquis à sa cause en vue de la prochaine assemblée générale de Yahoo!, qui doit se tenir en juin. Le géant du logiciel a jusqu'au 14 mars pour soumettre ses candidats. Il s'est entouré de Bear Stearns, de Morgan Stanley et de Blackstone pour le conseiller sur cette opération majeure. Des discussions entre Yahoo! et Microsoft pourraient reprendre ce week-end. Il se dit à Wall Street que Yahoo! chercherait à faire monter les enchères et réclamerait un prix de 40 dollars par action, soit 42% de plus que con cours actuel et que les 31 dollars proposés par Microsoft qui "sous-évaluent de façon significative" le groupe internet, a estimé Jerry Yang dans une lettre aux actionnaires le 13 février dernier...

Source : La Tribune
referencement.com

vendredi 29 février 2008

La Silicon Valley surfe sur la vague de la récession
Dans la Silicon Valley, quand les nouvelles technologies vont, tout va ! Mais si la crise venait à durer et à se généraliser, la Silicon Valley aurait du mal à être durablement préservée, prévient Dominique Piotet, président de l'Atelier BNP Paribas à San Francisco.
Rien ne se passe décidément comme ailleurs dans la Silicon Valley. Alors qu'elle avait pris de plein fouet la crise de 2000, et la fameuse bulle Internet, elle semble aborder avec une sérénité attentive la récession qui menace de plus en plus l'économie américaine. Les fondamentaux de la région restent bons, le chômage est à son plus bas niveau et les carnets de commandes sont pleins.

Selon l'institut IDC, qui mesure les dépenses du secteur des technologies de l'information et de la communication, ils devraient même continuer à grossir, de 4% en 2008. Contre 7% en 2007, certes. Mais la progression reste forte. Ils avaient baissé de 11% en 2001.

Même l'immobilier, pourtant touché ailleurs de plein fouet par la fameuse crise des "subprime" américaine, se comporte plutôt bien ici. Le San Jose Mercury News, le journal de la Silicon Valley, note dans son édition du 23 janvier 2008 "une déconnexion presque surréelle" entre l'optimisme de la région et les signaux alarmants dans le reste du pays. Il cite l'économiste de Stanford John Shoven : "mon analyse d'ensemble est que l'économie de la Valley sortira presque indemne de cette crise".

Les raisons de ce découplage sont de deux natures : structurelles et conjoncturelles. L'action dans le même sens des deux facteurs permet à la Silicon Valley de s'installer dans une bulle protectrice, au moins temporaire. Du point de vue conjoncturel, la Silicon Valley bénéficie de plusieurs éléments forts.

D'abord, la faiblesse du dollar est un atout majeur pour une région dont les entreprises exportent une grande majorité de leurs produits à l'international. Le journaliste Francis Pisani rapporte sur son blog Transnets, que 60% des revenus de Sun Microsystems, par exemple, proviennent de l'étranger. De nombreuses entreprises locales, comme Google, ou Apple, sont dans le même cas.

D'autre part, nous sommes en haut de cycle d'innovation. Les grands constructeurs, comme Apple, sont en phase de lancement de nouveaux produits innovants, qui rencontrent un grand succès. C'est par exemple le cas de l'iPhone.

Les entreprises du Web 2.0, comme Facebook, sont en croissance forte, gagnant plusieurs dizaines de milliers d'utilisateurs par jour. Le mouvement de création de start up est toujours à la hausse. Bref, la phase d'investissement est encore très active. Il y aura un retournement, c'est la règle du capital-risque et de la Silicon Valley, mais il ne semble pas pour tout de suite. Dans quelques mois, quand le soufflé du Web 2.0 retombera ?

Par ailleurs, ce cycle d'innovation est assez peu spéculatif. Peu d'entreprises technologiques sont aujourd'hui tentées par l'introduction en bourse, et la région est moins sensible aux aléas de Wall Srteet que dans les années 90. En 2001, le retournement de cycle d'innovation avait subi un effet multiplicateur fort dû à l'implication de Wall Street dans l'économie de la Valley. La région a appris de son erreur. La relative déconnexion d'avec la bourse permettra un atterrissage plus en douceur.

Enfin, le contexte publicitaire sur l'Internet demeure favorable, pour le moment. Les annonceurs continuent à transférer leurs dépenses des budgets off line, vers le budget on-line. Si les budgets globaux sont appelés à diminuer, les budgets dédiés à l'internet devraient augmenter de 5% en 2008, selon le cabinet eMarketer. De quoi rassurer les "start up" de la Valley qui comptent uniquement sur la publicité comme source de revenus. Google en tête.

A une conjoncture qui demeure favorable, s'ajoutent des effets structurels. La Silicon Valley est une région mono-sectorielle : les nouvelles technologies, toutes les nouvelles technologies, rien que les nouvelles technologies. Or, nous sommes dans un haut de cycle en matière d'innovation, et le secteur se porte bien. La demande reste forte pour l'électronique grand public, et les grandes tendances annoncées au Consumer Electronic Show de Las Vegas début janvier tendent à confirmer que le secteur est confiant, bien que prudent, pour l'année.

Les consommateurs voudront en 2008 toujours plus d'écrans plats, de lecteurs de musique numérique et de téléphones dernier cri. Et ils sont de plus en plus nombreux à plébisciter les sites de l'Internet collaboratif et participatif. MySpace, le célèbre site de réseau social, revendique plus de 115 millions d'utilisateurs, en gagne 300.000 nouveaux chaque jour, et réalise déjà 800 millions de dollars de revenus. Grâce à la publicité.

Bref, dans la Silicon Valley, quand les nouvelles technologies vont, tout va ! Plus dure sera la chute. Mais c'est la règle ici, et elle est communément acceptée. Evidemment, si la crise venait à durer et à se généraliser, la Silicon Valley aurait du mal à être durablement préservée. Pour le moment, elle surfe avec une agilité toute californienne sur la vague de la récession.

Source : La Tribune - Dominique Piotet, président de l'Atelier BNP Paribas à San Francisco
referencement.com