Dans une longue interview accordée au magazine anglais Wired , Eric Schmidt, le pdg de Google, réagit aux polémiques qui enflent face à la domination du moteur de recherche sur le Web.
Depuis peu, les pouvoirs européens et américains semblent s'émouvoir de l'écrasante domination de Google sur le Web et de la situation de quasi-monopole qui se dessine en faveur du spécialiste de la recherche sur le net. Confiant dans sa stratégie, le géant du Web a déclaré par la voix de son pdg Eric Schmidt que Google ne commettrait pas "les mêmes erreurs stupides que Microsoft".Pour la défense de son entreprise, il précise qu'à l'inverse de ce qui a été reproché à Microsoft, les choix techniques opérés par Google n'emprisonnent pas les utilisateurs dans un système propriétaire. "Si vous êtes un client mécontent, il vous suffit de déplacer toutes vos données vers un service concurrent. Nous ne vous piégeons pas. C'est un principe fondamental dans notre manière de gérer la société." Sur ce point, il est en effet évident que la stratégie adoptée par Google différe de celle de Microsoft, d'autant plus que ses services sont entièrement gratuits pour les utilisateurs.
Concernant les inquitétudes sucitées par l'accumulation trop importante de données personnelles, il précise que Google ne suit pas ses propres règles et que l'entreprise se plie aux exigences légales imposées par les gouvernements. Il revient aussi sur la question du service Google StreetView, qui a été considéré comme une atteinte à la vie privée, car il permettait de voir le visage des personnes présentes sur les lieux de prise de vue. Le cofondateur admet avoir sous-estimé l'atteinte à la vie privée que représentait le service lors de son lancement. Il précise que depuis, une technologie de floutage des visages et des plaques d'immatriculation a été développée, et qu'elle connaît peu de ratés.
Enfin, fait plutôt rare de la part d'un acteur aussi important du Web, il reconnaît que l'entreprise a commis quelques erreurs stratégiques, comme le fait de ne pas comprendre rapidement la montée en puissance de la recherche en temps réel autorisée par des services comme Twitter.
Le magazine Wired dans sa version anglaise en kiosque ce mois-ci propose un long dossier comprenant les interviews de plusieurs dirigeants de Google et de Sergey Brin, l'un des deux fondateurs, réputés pour leur discrétion.
Source: Le point

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