Le rapprochement entre Yahoo! et Microsoft ne suffit pas à assurer l'avenir financier du portail Internet
Créé en 1994, le portail généraliste Yahoo! a marqué les débuts d'Internet. Mais le groupe n'a pas su évoluer avec les usages des internautes. Il s'est fait cannibaliser son marché par Google. Après avoir rejeté il y a un an l'offre de rachat du géant des logiciels Microsoft,l'ex-star de la Silicon Valley a finalement décidé d'unir ses forces avec l'entreprise de Redmond pour contrer Google. Mais l'avenir de Yahoo! demeure fragile.
La page Jerry Yang est définitivement tournée. Le fondateur de Yahoo! a été remercié après l'échec de son partenariat avec Google et, surtout, son entêtement à refuser de vendre le célèbre moteur de recherche au géant des logiciels Microsoft. Ce dernier avait fait une offre de 47,5 milliards de dollars en mai 2007, jugée alors insuffisante par Jerry Yang.
Depuis l'arrivée de Carol Bartz, le groupe s'est lancé dans une profonde restructuration. La nouvelle patronne du portail Internet a accéléré les mesures de réduction des coûts. Environ 700 postes vont être supprimés, soit 5 % des effectifs. Les zones géographiques et les services concernés n'ont pas été précisés. C'est la troisième fois en l'espace d'un an que le groupe réduit ses effectifs. L'objectif : l'allégement des structures et l'accélération des processus de décision. L'excès de bureaucratie étant une des causes de la chute de Yahoo!
Première rupture stratégique d'avec son prédécesseur, Carol Bartz, arrivée au mois de janvier, a annoncé fin juillet la signature d'un accord avec Microsoft dans la recherche Internet, mettant ainsi fin à plus de deux années de discussions.
Un vent de changement
Il prévoit que les recherches sur Yahoo! fonctionnent sur les algorithmes de Bing (moteur de recherche de Microsoft), tandis que la commercialisation de la publicité de Bing est prise en charge par Yahoo! Les deux groupes garderont une totale autonomie pour toutes leurs autres activités (sites d'information, messageries, encarts publicitaires traditionnels...).
Quatre cents employés de Yahoo! qui s'occupaient de recherche vont être transférés chez Microsoft. L'accord, actuellement examiné par les autorités de la concurrence, pourrait être effectif début 2010. Concrètement, Carol Bartz espère gonfler son bénéfice opérationnel annuel de 500 millions de dollars, pour atteindre 1,8 milliard, contre 1,29 milliard en 2008. Elle table aussi sur une diminution des investissements d'environ 200 millions de dollars, auparavant consacrés à la recherche. De ce fait, le cash-flow de Yahoo! pourrait augmenter d'environ 275 millions de dollars et se rapprocher du niveau atteint en 2006 et 2007, aux alentours de 600 millions.
La société continue de faire le ménage dans ses activités. Après avoir déjà cédé son moteur de comparaison des prix Kelkoo, elle serait prête à se séparer de HotJobs, son activité de recherche d'emploi, racheté en 2001 pour 436 millions de dollars ainsi que de sa division Yahoo! Small Business. La nouvelle patronne veut aussi harmoniser l'offre de produits au niveau international afin d'augmenter l'audience du portail, et donc sa valeur aux yeux des annonceurs. Rappelons qu'actuellement Yahoo! tire plus de 70 % de ses revenus des Etats-Unis. Le groupe a donc décidé d'accroître sa présence internationale, surtout dans les pays émergents. Yahoo! vient d'ailleurs de faire l'acquisition du portail en langue arabe Maktoob.
Le retard s'accumule
Mais la tâche s'avère difficile. Yahoo! subit actuellement l'effet conjugué du ralentissement économique, qui n'épargne pas Internet, et la concurrence menée par Google, face auquel il n'a cessé de perdre du terrain. Google affiche plus de 14 milliards de revenus pour la publicité en ligne en 2008, contre environ 7 milliards pour Yahoo!
Coeur de métier historique du groupe californien, la publicité en ligne est l'activité la plus touchée par la crise, dans la mesure où les annonceurs utilisent les bannières graphiques pour des campagnes d'image. Les revenus des liens sponsorisés sont également en baisse. Un repli qui s'explique par le fait que Yahoo! est rémunéré par l'annonceur en fonction du nombre de clics effectués par les internautes. Et avec la crise, les consommateurs cliquent moins.
Source : jdf.com
Depuis l'arrivée de Carol Bartz, le groupe s'est lancé dans une profonde restructuration. La nouvelle patronne du portail Internet a accéléré les mesures de réduction des coûts. Environ 700 postes vont être supprimés, soit 5 % des effectifs. Les zones géographiques et les services concernés n'ont pas été précisés. C'est la troisième fois en l'espace d'un an que le groupe réduit ses effectifs. L'objectif : l'allégement des structures et l'accélération des processus de décision. L'excès de bureaucratie étant une des causes de la chute de Yahoo!
Première rupture stratégique d'avec son prédécesseur, Carol Bartz, arrivée au mois de janvier, a annoncé fin juillet la signature d'un accord avec Microsoft dans la recherche Internet, mettant ainsi fin à plus de deux années de discussions.
Un vent de changement
Il prévoit que les recherches sur Yahoo! fonctionnent sur les algorithmes de Bing (moteur de recherche de Microsoft), tandis que la commercialisation de la publicité de Bing est prise en charge par Yahoo! Les deux groupes garderont une totale autonomie pour toutes leurs autres activités (sites d'information, messageries, encarts publicitaires traditionnels...).
Quatre cents employés de Yahoo! qui s'occupaient de recherche vont être transférés chez Microsoft. L'accord, actuellement examiné par les autorités de la concurrence, pourrait être effectif début 2010. Concrètement, Carol Bartz espère gonfler son bénéfice opérationnel annuel de 500 millions de dollars, pour atteindre 1,8 milliard, contre 1,29 milliard en 2008. Elle table aussi sur une diminution des investissements d'environ 200 millions de dollars, auparavant consacrés à la recherche. De ce fait, le cash-flow de Yahoo! pourrait augmenter d'environ 275 millions de dollars et se rapprocher du niveau atteint en 2006 et 2007, aux alentours de 600 millions.
La société continue de faire le ménage dans ses activités. Après avoir déjà cédé son moteur de comparaison des prix Kelkoo, elle serait prête à se séparer de HotJobs, son activité de recherche d'emploi, racheté en 2001 pour 436 millions de dollars ainsi que de sa division Yahoo! Small Business. La nouvelle patronne veut aussi harmoniser l'offre de produits au niveau international afin d'augmenter l'audience du portail, et donc sa valeur aux yeux des annonceurs. Rappelons qu'actuellement Yahoo! tire plus de 70 % de ses revenus des Etats-Unis. Le groupe a donc décidé d'accroître sa présence internationale, surtout dans les pays émergents. Yahoo! vient d'ailleurs de faire l'acquisition du portail en langue arabe Maktoob.
Le retard s'accumule
Mais la tâche s'avère difficile. Yahoo! subit actuellement l'effet conjugué du ralentissement économique, qui n'épargne pas Internet, et la concurrence menée par Google, face auquel il n'a cessé de perdre du terrain. Google affiche plus de 14 milliards de revenus pour la publicité en ligne en 2008, contre environ 7 milliards pour Yahoo!
Coeur de métier historique du groupe californien, la publicité en ligne est l'activité la plus touchée par la crise, dans la mesure où les annonceurs utilisent les bannières graphiques pour des campagnes d'image. Les revenus des liens sponsorisés sont également en baisse. Un repli qui s'explique par le fait que Yahoo! est rémunéré par l'annonceur en fonction du nombre de clics effectués par les internautes. Et avec la crise, les consommateurs cliquent moins.
Source : jdf.com

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