mercredi 6 décembre 2006

Marché publicitaire : Internet vole la vedette aux autres médias

Selon ZenithOptimedia, le marché d'Internet va progresser sept fois plus vite que celui des grands médias.

ZENITHOPTIMEDIA campe sur son optimisme. « Le marché publicitaire mondial conserve un taux de croissance supérieur à 5 % » jusqu'en 2009, et il enregistrera un pic de 5,8 % de progression entre 2007 et 2008, prévoit la filiale de conseil et achat médias de Publicis, qui réactualise ses perspectives tous les trimestres. En 2006, les investissements publicitaires auront atteint 424 milliards de dollars (voir tableau).

Sans surprise, l'Asie-Pacifique, l'Europe de l'Est et le Moyen-Orient « vont tirer cette croissance », indique Sébastien Danet, vice-président de ZenithOptimedia, tandis que la vieille Europe et l'Amérique du Sud seront « au-dessous de la moyenne ». En outre, c'est encore et toujours Internet qui tient le haut du pavé avec un rythme de développement spectaculaire.

Les regards sont donc rivés sur le Web : l'année prochaine, les investissements publicitaires mondiaux vont y « progresser 7 fois plus vite que dans le marché de la publicité traditionnelle ». Ces dépenses représenteront 10 % du marché total. En 2009, au niveau international, ce média pèsera plus lourd que l'affichage et la radio.

Année de mutation en France
Face à ce phénomène, ZenithOptimedia estime que, parmi les médias traditionnels, c'est « le couple TV-radio qui sera le plus affecté en parts de marché par la fragmentation des canaux et des récepteurs issus des nouvelles technologies ». La presse, elle, devrait se maintenir, « malgré une pression sur les diffusions affectées par la dualité des systèmes payants et gratuits ». En revanche, l'affichage et le cinéma ont une vraie carte à jouer. Le premier pour sa capacité à « toucher les cibles urbaines et mobiles », le second pour sa propension à faire vivre des contenus.

Quant à l'année 2007, elle s'annonce « atypique ». Peu de grands événements, comme les Jeux olympiques, sont susceptibles de dynamiser le marché mondial. En France, c'est une année de mutation. Des « déséquilibres brutaux » sont à attendre au détriment de l'affichage, de la presse quotidienne régionale et de la radio, eu égard à l'arrivée des annonceurs de la distribution sur les chaînes de télévision hertzienne. Un facteur qui ne fait qu'accroître l'engouement des plans médias mixant le petit écran et l'Internet.

source : Le figaro

referencement.com

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